Archives

Le Souffleur de verre +

Michelle Chanonat, revue JEU déc. 2014

Le Souffleur de verre figure parmi les cinq meilleurs spectacles de l’année 2014 du palmarès critique de la revue JEU.

Marie Labrecque – Le Devoir – 23 janvier 2014

Saluons le travail accompli par Denis Lavalou sur la langue. Il a forgé un langage plutôt tronqué, réitératif, qui paraît se déglinguer vers la fin, alors que les personnages semblent incapables de phrases complètes. Une partition difficile, bien maîtrisée par la distribution. Patiemment, l’auteur a construit un univers cohérent qui trouve une incarnation réussie dans sa scénographie (plus que jamais, l’Espace Libre prend des allures de bunker), dans les costumes et l’environnement sonore.

Thomas Simonneau – Le Délit, journal francophone de l’Université McGill – 21 janvier 2014

La fluidité des répliques et la consonance des émotions des protagonistes dépeignent un organisme malade, un système social dépérissant et courant à sa propre perte. Sur le plan artistique, Denis Lavalou fait preuve d’un grand savoir-faire à plusieurs niveaux. La mise en scène est simple mais efficace. Les costumes et la musique plongent la salle dans une atmosphère totalement lugubre, laissant un public d’autant plus perplexe lorsqu’un silence glacial, terrifiant, se fait à la fin de la pièce. […] Sans être une oeuvre à portée strictement politique, Le Souffleur de verre mène tout de même à l’interrogation personnelle et collective. Loin d’être moralisatrice, elle nous confronte, nous, citoyens, aux enjeux sociaux de notre temps.

Lucie Renaud – Blog Le clavier bien tempéré – 18 janvier 2014

[…] il s’agit bien ici d’une partition, patiemment assemblée par Denis Lavalou, chaque personnage se voyant confier un motif, une articulation, une intention. Un soliste (soulignons ici les très belles performances de Jean-François Blanchard en Homme-Colère, Henri Chassé en père et Bernard Meney, qui s’est joint à la production, lors du décès malheureux de Denis Gravereaux il y a un mois, en patron) s’extrait parfois de la masse, s’enflamme pendant quelques pages, comme s’il chantait une aria. À d’autres moments, les douze voix s’élèvent, timbres complémentaires, certaines martellato, d’autres parlando. Le propos devient secondaire, on se laisse plutôt porter par les couleurs, comme si le grain d’une voix devenait ultime parcelle d’humanité. Chacun improvise à partir des notes qui lui ont été données, cellules de musique aléatoire qui se juxtaposent à l’habillage sonore suffocant d’Éric Forget, que l’on perçoit d’abord distinctement et qui finit par envahir la moindre interstice de notre inconscient.[…] Le texte a été fragmenté au scalpel, histoire de transmettre la perte de sens, la désintégration du langage. […] La pièce de Lavalou ne relève pas de la poétique, mais bien de la polémique, comme la pratiquait aussi Henry David Thoreau, son ami fidèle depuis l’adolescence.

Marie-Andrée Parent – lesdeliresdemarie.blogspot.com – 21 janvier 2014

Encore quelques jours pour voir une production fascinante, une pièce atypique et par le fait même, magnifique! Une équipe de comédiens incroyables nous livrent une partition sans faute dans une langue qui se déconstruit constamment pour ces personnages de fin du monde.

Francine Grimaldi – ICI Radio-Canada – 18 janvier 2014

Il y a encore du bon théâtre que du bon théâtre toute la semaine. J’ai vu le souffleur de verre à Espace Libre, un texte de Denis Lavalou difficile à livrer parce qu’il est hachuré, démultiplié, écrit comme une partition musicale pour 13 voix. […] La mise en scène par leur auteur Denis Lavalou est vraiment très réussie, c’est vraiment triste à voir mais bien joué.

Aurélie Olivier – Revue JEU – 20 janvier 2014

Avec un indéniable talent d’écriture (malgré certaines longueurs), Denis Lavalou nous dépeint un monde caractérisé par la peur de l’étranger, l’absence de valeurs humanistes, les radotages infinis sur les sujets les plus triviaux, l’ignorance volontaire des questions essentielles… Un monde qui n’est pas beau à voir mais qui finalement ressemble beaucoup au nôtre. On reste habité longtemps par l’atmosphère de fin du monde qui se dégage de la scénographie  de l’accoutrement crasseux des personnages, de leurs regard fixes et de leurs visages sans joie – l’unique moment de rire de la pièce prend d’autant plus de relief.

David Lefèbvre – Montheatre.com

Partition est le mot juste : l’intérêt premier de ce Souffleur de verre  se trouve dans la musicalité du jeu de chaque acteur, articulant avec soin et posant la voix pour imposer une sonorité bien précise ; la compréhension du récit passe ainsi davantage par le son que par la signification littéraire de ce son. [..] À mi-chemin entre les univers de Beckett et de Ionesco, Le souffleur de verre se veut parfois drôle, parfois absurde, mais souvent fascinant. Les échanges sont vifs, souvent composés d’un seul mot ; la parole est tout aussi vivante que morte. Les longs silences prennent leur juste place ; on peut alors entendre un grondement perpétuel de fin du monde, accompagné du mauvais fonctionnement des lampes éclairant l’endroit, qui s’allument et s’éteignent. Les comédiens, d’une concentration exceptionnelle, manient tous et toutes la langue hachurée, violente, banale, philosophique ou poétique de Lavalou avec une dextérité et une virtuosité remarquable.

Le Souffleur de verre +

Marie Labrecque – Le Devoir – 23 janvier 2014

Saluons le travail accompli par Denis Lavalou sur la langue. Il a forgé un langage plutôt tronqué, réitératif, qui paraît se déglinguer vers la fin, alors que les personnages semblent incapables de phrases complètes. Une partition difficile, bien maîtrisée par la distribution. Patiemment, l’auteur a construit un univers cohérent qui trouve une incarnation réussie dans sa scénographie (plus que jamais, l’Espace Libre prend des allures de bunker), dans les costumes et l’environnement sonore.

Thomas Simonneau – Le Délit, journal francophone de l’Université McGill – 21 janvier 2014

La fluidité des répliques et la consonance des émotions des protagonistes dépeignent un organisme malade, un système social dépérissant et courant à sa propre perte. Sur le plan artistique, Denis Lavalou fait preuve d’un grand savoir-faire à plusieurs niveaux. La mise en scène est simple mais efficace. Les costumes et la musique plongent la salle dans une atmosphère totalement lugubre, laissant un public d’autant plus perplexe lorsqu’un silence glacial, terrifiant, se fait à la fin de la pièce. […] Sans être une oeuvre à portée strictement politique, Le Souffleur de verre mène tout de même à l’interrogation personnelle et collective. Loin d’être moralisatrice, elle nous confronte, nous, citoyens, aux enjeux sociaux de notre temps.

Lucie Renaud – Blog Le clavier bien tempéré – 18 janvier 2014

[…] il s’agit bien ici d’une partition, patiemment assemblée par Denis Lavalou, chaque personnage se voyant confier un motif, une articulation, une intention. Un soliste (soulignons ici les très belles performances de Jean-François Blanchard en Homme-Colère, Henri Chassé en père et Bernard Meney, qui s’est joint à la production, lors du décès malheureux de Denis Gravereaux il y a un mois, en patron) s’extrait parfois de la masse, s’enflamme pendant quelques pages, comme s’il chantait une aria. À d’autres moments, les douze voix s’élèvent, timbres complémentaires, certaines martellato, d’autres parlando. Le propos devient secondaire, on se laisse plutôt porter par les couleurs, comme si le grain d’une voix devenait ultime parcelle d’humanité. Chacun improvise à partir des notes qui lui ont été données, cellules de musique aléatoire qui se juxtaposent à l’habillage sonore suffocant d’Éric Forget, que l’on perçoit d’abord distinctement et qui finit par envahir la moindre interstice de notre inconscient.[…] Le texte a été fragmenté au scalpel, histoire de transmettre la perte de sens, la désintégration du langage. […] La pièce de Lavalou ne relève pas de la poétique, mais bien de la polémique, comme la pratiquait aussi Henry David Thoreau, son ami fidèle depuis l’adolescence.

Marie-Andrée Parent – lesdeliresdemarie.blogspot.com – 21 janvier 2014

Encore quelques jours pour voir une production fascinante, une pièce atypique et par le fait même, magnifique! Une équipe de comédiens incroyables nous livrent une partition sans faute dans une langue qui se déconstruit constamment pour ces personnages de fin du monde.

Francine Grimaldi – ICI Radio-Canada – 18 janvier 2014

Il y a encore du bon théâtre que du bon théâtre toute la semaine. J’ai vu le souffleur de verre à Espace Libre, un texte de Denis Lavalou difficile à livrer parce qu’il est hachuré, démultiplié, écrit comme une partition musicale pour 13 voix. […] La mise en scène par leur auteur Denis Lavalou est vraiment très réussie, c’est vraiment triste à voir mais bien joué.

Aurélie Olivier – Revue JEU – 20 janvier 2014

Avec un indéniable talent d’écriture (malgré certaines longueurs), Denis Lavalou nous dépeint un monde caractérisé par la peur de l’étranger, l’absence de valeurs humanistes, les radotages infinis sur les sujets les plus triviaux, l’ignorance volontaire des questions essentielles… Un monde qui n’est pas beau à voir mais qui finalement ressemble beaucoup au nôtre. On reste habité longtemps par l’atmosphère de fin du monde qui se dégage de la scénographie  de l’accoutrement crasseux des personnages, de leurs regard fixes et de leurs visages sans joie – l’unique moment de rire de la pièce prend d’autant plus de relief.

David Lefèbvre – Montheatre.com

Partition est le mot juste : l’intérêt premier de ce Souffleur de verre  se trouve dans la musicalité du jeu de chaque acteur, articulant avec soin et posant la voix pour imposer une sonorité bien précise ; la compréhension du récit passe ainsi davantage par le son que par la signification littéraire de ce son. [..] À mi-chemin entre les univers de Beckett et de Ionesco, Le souffleur de verre se veut parfois drôle, parfois absurde, mais souvent fascinant. Les échanges sont vifs, souvent composés d’un seul mot ; la parole est tout aussi vivante que morte. Les longs silences prennent leur juste place ; on peut alors entendre un grondement perpétuel de fin du monde, accompagné du mauvais fonctionnement des lampes éclairant l’endroit, qui s’allument et s’éteignent. Les comédiens, d’une concentration exceptionnelle, manient tous et toutes la langue hachurée, violente, banale, philosophique ou poétique de Lavalou avec une dextérité et une virtuosité remarquable.

Les hivers de grâce de Henry David Thoreau +

LE DEVOIR – Alexandre Cadieux – 6 mars 2013

Quel bel objet ! Ouvragé et raffiné, avec la pointe de robustesse nécessaire pour faire miroiter toutes les facettes de son sujet. Denis Lavalou s’est livré à un travail d’orfèvre pour mener à bien une proposition théâtrale inspirée des écrits de l’important essayiste et poète américain Henry David Thoreau, auteur de La désobéissance civile ainsi que de Walden ou la vie dans les bois (1854), principale base de ces Hivers de grâce présentés par le Théâtre Complice à l’Usine C.

 

Trois déclinaisons du géant littéraire habitent l’espace scénique, interprétées par trois comédiens dont on joue de la grande ressemblance physique : Lavalou, Marcel Pomerlo (les deux frères de La robe de ma mère de Serge Marois) et Jean-François Blanchard. Entre eux se développe un dialogue qui n’est rien de moins que de la pensée à l’oeuvre, avec ses tâtonnements, ses nuances et ses contradictions.

 

Nos Thoreau abordent tout, de l’amitié à l’héritage de la civilisation grecque en passant par la culture, l’éducation, le travail, le suicide et la mort. On s’étonne de la grande modernité de nombre des observations ici mises en bouche, par exemple sur l’usage et le développement des technologies et, bien sûr, sur la résistance à la tyrannie et à l’hypocrisie ambiantes.

 

Rarement aurai-je vu la technologie évoquer la nature avec une telle grâce. Les images vidéo de Frédéric Saint-Hilaire habillent la scénographie de Cédric Lord pour suggérer la forêt, le lac, la cabane dans une stylisation du meilleur effet. Les personnages s’y nourrissent et s’y baignent, s’y promènent, fendent le bois, s’indignent. Tout devient prétexte à discourir, à tenter d’imaginer en des termes simples une vie meilleure et plus vertueuse.

 

Le tour de force de Denis Lavalou, ici arrangeur textuel, metteur en scène et acteur, reste d’avoir opéré la juste synthèse théâtrale entre contemplation et réflexion. L’expérience demande, convenons-en, une certaine qualité d’écoute, non pas à cause de la complexité du texte – l’écriture de Thoreau étant fort accessible – mais bien parce que les enjeux s’avèrent ici philosophiques et non pas dramatiques. Pour qui ne dispose pas de plusieurs mois pour vivre et réfléchir en solitaire, cette courte halte hors des murs de nos vies à toute vitesse se savoure dans la plénitude.

 

VOIR.CA – Elsa Pépin – 2 mars 2013 

Réfugié dans une nature plus juste et éclairante que la société, Thoreau trouve une superbe incarnation dans Les hivers de grâce, une adaptation théâtrale de ses œuvres signée Denis Lavalou.

Les spectacles créés à partir d’œuvres littéraires ont l’avantage de nous rendre ces paroles vivantes et de nous donner peut-être envie d’aller lire plus en profondeur les auteurs. Maître de cet art, Denis Lavalou réussit cela avec Les hivers de grâce, une création inspirée des écrits et de la vie du philosophe américain Henry David Thoreau. […] le philosophe nous apparaît en trois visages, interprétés par Jean-François Blanchard, Denis Lavalou et Marcel Pomerlo. Solides et nuancés, les trois comédiens conversent entre eux comme trois parties d’une même âme qui se remet en question, doute et poétise, tantôt lucide, tantôt inquiète, valsant de la grâce à l’affliction, appelée à résoudre les grands problèmes de l’humanité dans la solitude des bois. […] Suivant le défilé des saisons au rythme d’une nature joliment suggérée par la superbe scénographie de Cédric Lord, les lumières de Stéphane Ménigot et les projections organiques de Frédéric Saint-Hilaire, ce philosophe revendique les modèles de l’Antiquité, mais interroge aussi ceux de son temps. Bien qu’utopique, diront certains, sa proposition de désobéissance civile qui consiste à arrêter collectivement de payer nos impôts devrait être envisagée aujourd’hui. Entre ses réflexions sur la planète détraquée et sa peur de la course folle à la consommation qui perd l’homme, Thoreau parle décidément à nos contemporains. Ode à la différence et à la résistance, ce collage de textes rend honneur à la beauté des textes de ce militant pacifiste, esprit lumineux et inspirant.

 

LA PRESSE – Luc Boulanger Publié le 01 mars 2013 à 09h20

Denis Lavalou fréquente depuis plus de deux ans l’oeuvre du libre-penseur Henry David Thoreau. Avec raison. Cent cinquante ans après la mort du philosophe de la tuberculose à 44 ans, on constate à quel point ses réflexions sur la société nord-américaine demeurent d’actualité. […] La scénographie de Cédric Lord est magnifique (elle rappelle les images végétales du photographe Roberto Pellegrinuzzi). Les projections réalisées par Frédéric Saint-Hilaire, représentant la nature changeante au fil des saisons, sont aussi très belles.

 

 

INFO CULTURE

http://info-culture.biz/2013/02/28/theatre-a-lusine-c-les-hivers-de-graces/

 

Dans la pièce Les hivers de grâce de Henry David Thoreau, Denis Lavalou nous propose de pénétrer dans la tête du philosophe. C’est dans la petite salle intime, et comble, dans un efficace décor minimaliste de l’Usine C que le public voit s’incarner trois facettes de la personnalité du personnage, chacune d’elles interprétée par un acteur différent dont Lavalou lui-même, personnifiant avec un naturel désarmant un Thoreau émotif, exalté et ouvert au monde qui s’oppose à sa tendance vindicative, contestataire, à son sentiment d’exaspération face à une société qui n’a peu de sens réel, tendance que joue Jean-Pierre Blanchard apportant l’intransigeance nécessaire pour révéler la nature complexe de Thoreau. Entre les deux, assurant l’équilibre, tempérant l’un et l’autre, moteur du dialogue intérieur, se retrouve un Henry compréhensif, humain et réfléchi, joué par Marcel Pomerlo dont on sent tout l’enthousiasme de camper ce rôle difficile. […] On ne peut que saluer les performances soutenues et touchantes des acteurs. Secondés par des effets techniques visuels et sonores réussis, les acteurs ont la tâche de personnifier non pas Thoreau lui-même mais son esprit, son dialogue intérieur. Gestes synchronisés, costumes semblables, les trois voix intérieures monologuent, réfléchissent, se rebellent, s’émeuvent et s’indignent via les textes de Thoreau.[…] Pièce intense, d’une densité peut-être difficile à soutenir jusqu’à la fin pour certains, on ne se lasse pourtant pas d’entendre les mots de Thoreau qui sonnent si juste encore, même 150 ans plus tard. Cet hommage de Denis Lavalou à l’homme qu’il admire n’a pas subi d’édulcoration pour la rendre tout public ce qui lui donne une qualité hors-norme que lui reconnaîtra le public à qui il s’adresse. Il faut aimer les mots et leur sens, il faut qu’il se mette à leur écoute et le spectateur sentira leur profond écho en lui.

 

Planète Québec – Jocelyne Tourangeau

Ce n’est pas une mince tâche que d’être trois à représenter le même personnage mais Denis Lavalou, Jean-François Blanchard et Marcel Pomerlo sont à la hauteur du défi, mettant leur talent au service des textes, Chacun brillant à son tour. Les textes sont si bien rendus qu’on a tout simplement envie de se pencher davantage sur les écrits de Thoreau à la fin de la représentation. C’est une mise en scène inspirée que nous présente Denis Lavalou pour donner vie aux réflexions de Thoreau.

 

Les brèves de trottoir – Le doux Thoreau – FÉV 28, 2013 

La pièce retranscrit les idées et pensée du philosophe par une mise en scène fluide et l’interprétation audacieuse de 3 comédiens pour jouer le même homme. […] Denis Lavalou, représente un Thoreau émotif, sensible à ses propres exaltations alors que la facette jouée par Jean-Pierre Blanchard, est fougueuse et impulsive et celle de Marcel Pomerlo, compréhensive. Ces 3 personnalités révèlent ainsi la complexité du philosophe et l’importance de ses visions.

 

 

Paroles de spectateurs

 

René Cormier, Directeur artistique festival Zones théâtrales 

Cher Denis,

Je tiens à vous remercier sincèrement pour le magnifique spectacle et je m’excuse de ne pas avoir communiqué avec vous plus tôt pour vous transmettre mes remerciements. Avant la représentation, j’étais curieux de voir comment votre texte allait s’incarner sur scène, or ce questionnement a très vite disparu car j’ai été capté dès le début par la force de votre interprétation et la poésie qui se dégageait de la proposition scénographique. Je vous remercie encore une fois de m’avoir invité et il me fera plaisir de suivre votre démarche artistique très inspirante.

 

Josée – 28 février 22:38

Bonsoir Denis,

Je rentre tout juste de tes Hivers de grâce. Merci pour ce travail d’orfèvre, pour nous livrer si bien cette parole nécessaire et combien pertinente encore. Un moment précieux de ma saison. Je vous souhaite une salle pleine, tous les soirs. Josée

Tous les états du dire +

Cahiers de théâtre JEU 113, décembre 2004, par Christian Saint Pierre
Avec Nathalie Sarraute ou Tous les états du dire, Denis Lavalou orchestre son propre collage des écrits d’une figure incontournable des lettres françaises. (…) À la hauteur des raisonnements athlétiques de l’écrivaine à propos des stratagèmes de la langue française et des comportements des humains entre eux, les membres de la distribution font preuve d’une aisance certaine. Répondant aux exigences d’ordre rythmique, ils naviguent tout naturellement dans l’univers exigeant de celle qui consacra une grande partie de son œuvre à analyser ce qu’elle appelait les tropismes, ces mouvements instinctifs des individus les uns vers les autres. Nous savions que les observations de l’auteure d’origine russe témoignaient d’une rare lucidité, mais la lecture nous fait entendre un humour et une dérision que nous connaissions moins bien. Donnant toute la place à une parole vive et dynamique, aux résonances et aux fracas de la langue, Denis Lavalou a théâtralisé avec doigté une écriture que plusieurs considèrent à tort comme exclusivement littéraire.

Moitié-Moitié +

Radio-Canada, émission Désautels, par Marie-Christine Trottier, mercredi 26 septembre 2007
Contrairement au titre, moitié-moitié est un spectacle total sans demi-mesure (…) Deux comédiens formidables complètement habités : Denis Lavalou – c’est un proche du metteur en scène, et c’est lui qui aurait eu cette idée du texte de Daniel Keene – et l’autre comédien est Cédric Dorier. C’est vraiment sous les mots et sous le rythme que tout se passe. Une parole étouffée que ces deux-là vont nous livrer avec de temps en temps ce brin d’humour … (qui) nous arrive comme des petites touches de couleurs. (…) C’est une pièce qui parle, un texte qui a beaucoup de sens sur la perte des repères, sur la prière nécessaire au défunt, sur notre origine. Un texte aussi signifiant sur l’appartenance réciproque. (…) Tout ça a beaucoup de force notamment grâce à cette mise en scène qui est on ne peut plus inspirée. Je dis bravo à moitié-moitié !

MONTHEATRE.COM, David Lefebvre, jeudi 29 septembre 2007
Au niveau des décors, Charles-Antoine Roy et Anne-Marie Rondeau ont accompli un travail impeccable. Nicolas Descôteaux, à la conception des éclairages, et le duo Larsen Lupin à la trame sonore, contribuent aux différentes ambiances qui se dégagent de la pièce. La mise en scène de Kristian Frédric s’ajuste parfaitement aux mots et aux rythmes que ceux-ci imposent : sa direction d’acteurs est précise (grâce, entre autres, au travail du corps effectué par Laurence Levasseur), à la fois réaliste et déphasée, décalée. Les deux comédiens (Denis Lavalou et Cédric Dorier) sont solides, se prêtant corps et âme au texte et à la mise en scène.

LE DÉLIT, Victor Raynaud, mardi 2 octobre 2007
Les deux acteurs, Cédric Dorier et Denis Lavalou sont remarquables. À l’aide de dialogues et parfois même de monologues très rythmés, ils réussissent à faire partager l’émotion que leur personnage ressent. Tout semble minuté et naturel, presque musical aux oreilles du spectateur. Cette musicalité gagne en puissance à mesure que la pièce se déroule. (…) moitié-moitié et une pièce très réussie, tant par cette mise en scène sobre et épurée que par un jeu d’acteur d’une aisance et d’une maîtrise extrêmes.

TOURNÉE FRANCE SUISSE – Janvier à mai 2008

LE JOURNAL DU PAYS BASQUE, Rémi Rivière, jeudi 24 janvier 2008
Violence sismique maîtrisée au plus juste, dans un décor tout juste enveloppant comme une caméra aimante. Une esthétique cinématographie, où la musique s’impose pour séparer les scènes, où la lumière souligne doucement cette épaisseur sombre des silences, cette rythmique improbable que l’on sent battre d’emblée et qui donne vie au jardin originel, plein des restes d’une mère et d’un amour primitif. (…) Personnages déchirés aux discours improbables qui trouvent une cohérence parfaite dans la réconciliation fertile et dans la connivence des acteurs.

LE TEMPS, Genève, Marie-Pierre Génécand vendredi 8 février 2008
Une mise en scène impressionniste dans laquelle effets visuels et sonores viennent peu à peu détraquer un espace familier. Un écrin à cran, parfait pour Cédric Dorier et Denis Lavalou qui composent une fratrie dévastée. (…) Cette partition toute en progression, laisse une large place aux sensations. De plus en plus humains, le son, la lumière et le décor accompagnent les frères dans cette découverte du lien. Des personnages servis par des comédiens à fleur de peau, hantés par leurs démons, puis libérés quand culmine la réconciliation.

LA LIBERTÉ, Fribourg, Élisabeth Haas, samedi 16 février 2008
Le ciné inspire une mise en scène réussie.
L’aîné, charismatique Denis Lavalou, est plus perturbé que ne le laisse transparaître son côté rustre et sauvage. Le cadet, touchant Cédric Dorier, n’est pas si fragile et enfant que ne le laisse supposer son corps rentré, noué. Ils échangent leurs vêtements et finissent par se ressembler, tels deux jumeaux. Il ne s’agit pas de personnages réalistes : Luke et Ned représentent tous les hommes, frères d’humanité. (… ) Une œuvre forte.

L’HEBDO, Suisse romande, Anne-Sylvie Sprenger, mardi 18 février 2008
Atmosphère lourde et grise, diablement cinématographique, pour cette création tout en subtilité. Sur scène, deux comédiens portent le joug du deuil maternel et de l’incompréhension de deux demi-frères devenus des étrangers: Denis Lavalou et le Lausannois Cédric Dorier, tous deux magnifiques. Ils sont les Caïn et Abel de cette tragédie de Daniel Keene, où la lumière guette toujours sous l’ombre noire et jaillit du tombeau même de leur mère. La poésie y côtoie l’humanité la plus désespérée. La langue est ciselée, quotidienne ou lyrique. Les gestes précis et vibrants d’une âme tour à tour féroce et bouleversante.

LA TRIBUNE DE GENÈVE, Lionel Chiuch 23-24 février 2008
Talentueux dompteur de vertiges, Kristian Frédric – qui ne cache pas ses influences cinématographiques – glisse de la poussière aux étoiles, du fini à l’infini, sans jamais perdre une once d’acuité. Guidé par cette focale précise, le public se laisse happer à son tour par l’étrange «organisme» qui se déploie sur scène. Denis Lavalou et Cédric Dorier, qui jouent Luke et Ned, sont d’autant plus remarquables qu’il leur faut à la fois nourrir cet organisme et s’en détacher ! Le premier avec âpreté, le second en arborant une fausse fragilité. C’est pourtant bien la même détermination qui anime leurs personnages. Et qui, au terme d’une étonnante métamorphose, leur ouvrira l’horizon d’une possible réconciliation.

LA MARSEILLAISE, Denis Bonneville, samedi 29 mars 2008
De façon très cinématographique, le texte de Daniel Keene, brut et glauque, généreux et profond, est exalté, magnifié, dans une lente mais incessante amplification du plateau, par la mise en scène au cordeau de Kristian Frédric. Mais ce sont surtout les deux comédiens, Cédric Dorier et Denis Lavalou, qui saisissent aux tripes les spectateurs.

WWW.LESTROISCOUPS.COM, Paris, Estelle gap, dimanche 18 mai 2008
Dans un décor magnifique inspiré du cinéma américain des années 50 – quelque part entre Tennessee Williams et John Huston – le metteur en scène Kristian Frédric signe un spectacle fort et dérangeant. (…) On admire la performance des comédiens. Denis Lavalou (Luke) réussit, avec une concentration exceptionnelle, à maintenir son corps sous tension, tandis que Cédric Dorier (Ned) impose une présence discrète et tourmentée.

PAROLES DE SPECTATEURS

Toute une performance d’acteurs!
Un spectacle d’une grande intensité. Les acteurs parlent mais leurs corps crient! On sent une appropriation complète et sensible du texte de Daniel Keene. Denis Lavalou et Cédric Dorier forment un duo d’acteurs d’une grande qualité qui vient nous toucher dans notre propre lien de filiation. Allez voir ça, c’est du grand théâtre et il ne reste que très peu de soirs avant qu’ils repartent dans les vieux pays.
Annie Barsalou  |  Ven. 12 octobre

Moitié-moitié : pleinement satisfaite!
Huis-clos très intéressant de deux frères qui se retrouvent dans la maison familiale sur le déclin. Au début de la pièce, tout semble les séparer : l’âge tout d’abord, puis l’alcoolisme de l’un – remarquablement joué par Denis Lavalou – et la trop grande solitude de l’autre. Puis la relation évolue au fil de la pièce, les ressentiments s’effacent et c’est les deux solitudes qui s’affrontent alors à nu. Cette pièce est une belle représentation de la complexité des liens familiaux et de l’amour-haine fraternel. C’est aussi une réflexion profonde sur le deuil et la solitude. Le décor très simple s’avère plein de surprises et l’utilisation qui en est faite est impressionnante de créativité. En un mot BRAVO!
Adèle  |  Jeu. 11 octobre

Performance d’acteurs
Le jeu des deux acteurs fut exceptionnel. Ceux-ci ont offert une performance incroyable et ainsi donné vie à ces deux frères et à ce texte exigeant et étonnant, mais également touchant. Du théâtre fort, de qualité sur tous les points, à voir assurément.
Sylvie Ferron  |  Lun. 1 octobre

Les Jours Fragiles +

VOIR, Montréal, par Christian Saint-Pierre, 1er mars 2007
Le Théâtre Complice s’est donné pour mission de faire découvrir à son public des oeuvres singulières. Depuis 1994, Denis Lavalou et Marie-Josée Gauthier endossent ce mandat avec autant de jugement que de talent. (…) Au coeur du spectacle mis en scène avec sobriété par Denis Lavalou, il y a Arthur, le magnétisme d’Arthur, brillamment endossé par un Pomerlo tourmenté, incandescent.

Mon Théâtre.qc.ca, par Mélanie Viau, 21 février 2007
On sent un énorme respect dans la mise en scène, à fois pour la souffrance réelle de ces personnages historiques et pour les mots de l’auteur, qui sont restés pour le moins intègres dans l’adaptation. Car c’est de parole qu’il est question, et l’espace en entier y est consacré. Nul artifice, nul détail visuel dérangeant dans la scénographie de Paul Livernois et Denis Lavalou. (…) La sobriété scénique et l’ouverture sur l’espace et la temporalité se peuplent de cette fusion passionnelle et haineuse entre les personnages, incarnés avec humilité et sensibilité. Le réalisme est profond, sans toutefois tomber dans une morosité qui souvent tue l’acte théâtral. Sans aucun doute, nous avons affaire ici à une mise en scène mature, subtile et sans prétention. (…) Et que dire de Marie-Josée Gauthier et de sa performance impeccable à la hauteur d’une Électre, voire d’une Antigone ! Elle est constamment en mouvement vers l’autre et cette action la transforme durant la pièce. (…) Soulignons également au passage la fusion et l’immense complicité qu’elle entretient avec Pomerlo sur scène, avec qui elle nous livre des passages dramatiques solides, d’une forte tension émotive.

Le Délit, par Renaud Lefort, 27 février 2007
Adaptée du roman de Philippe Besson, la mise en scène de Denis Lavalou traverse avec dignité l’enfer rimbaldien et les derniers jours du poète. (…) La performance de Ginette Morin est bouleversante et reste l’atout principal de la pièce. Sa lecture soutient toutes les contradictions et les paradoxes de cette femme rigoureuse qui laisse échapper malgré elle les étincelles d’amour qu’elle a pour son fils. À côté d’elle, peut-être la vraie héroïne de la pièce, Isabelle.(…) La mise en scène des Jours fragiles (…) joue admirablement avec la poésie du texte de Besson, sur le thème de ces vies marquées par la perte d’êtres qui nous quitteront toujours trop vite, sans jamais disparaître.

ICI, par Maxime Catellier, jeudi 1er mars 2007
Les Jours fragiles, manifeste mise en boîte du mythe rimbaldien aux allures de requiem.
Malgré l’extrême austérité qui se dégage des acteurs brillants de cette mise en scène non moins brillante de Denis Lavalou, il y a de la lumière dans les yeux de chacun des protagonistes, et cela fait vivre un théâtre non plus de dialogues mais de sentiment. (…) la scénographie, d’une grande simplicité, montre bien les fractures du temps comme des caractères, la mère trônant devant ses enfants qu’elle a enterré un à un. (…) Son rôle, campé de manière époustouflante de justesse par Ginette Morin, est celui du Pauvre Martin de Brassens : « Creuse la terre, creuse le temps » !

Roche, papier, ciseaux +

Le Devoir, par Solange Lévesque
Édition du lundi 10 janvier 2005 :

Magnifique soirée du Théâtre Complice
Avec ces trois courtes pièces de Daniel Keene, auteur australien contemporain qui n’a jamais été joué au Québec mais qui connaît une popularité croissante en Europe, il y a bien des chances que le Théâtre Complice fasse parler de lui, car le spectacle d’excellente tenue qu’il offre actuellement mérite qu’on en dise tout le bien qu’on en pense autant qu’il mérite d’être vu. […] La plus étonnante des pièces est la dernière intitulée la pluie. Une vieille dame jouée par Denis Lavalou est assise avec un panier de légumes qu’elle pèle. (…) Les tics langagiers et les gestes rigides que Denis Lavalou prête au personnage font efficacement saisir le caractère insidieux des séquelles de la guerre dont la vieille dame est devenue victime. Trois histoires bouleversantes, une soirée qui marque. Read the rest of this entry »

Le Shaga & Yes, Peut-être +

LE DEVOIR 25.09.2002, par Sophie Pouliot
Un trio qui fait mouche.
De réflexions cinglantes en jeux de mots habiles, les textes de Duras touchent inévitablement leur cible. Notons qu’ils sont bien servis par Estelle Clareton, Marie-Josée Gauthier et Denis Lavalou. Ils savent si bien entrer dans la peau de leurs personnages que le spectateur aura du mal à les reconnaître d’une pièce à l’autre. Ils sont justes et bien dirigés par Denis Lavalou qui, soit dit en passant, possède un faciès particulièrement adapté au registre comique. Le Théâtre Complice livre donc un spectacle bien réussi.

LA PRESSE 01.10.2002, par Ève Dumas
Le Théâtre Complice nous fait découvrir une Duras fantaisiste, légère, de plain-pied avec le climat d’anticonformisme qui régnait à l’époque. […] L’Absurde, le vrai, et non tous ces ersatz que l’on voit apparaître chez tous ces auteurs qui ne maîtrisent pas le genre, n’a pas pris une ride. Il sait encore traduire notre incapacité de communiquer, de se comprendre, de trouver satisfaction dans un monde en perte de sens. […] La mise en scène comme l’interprétation sont réussies. Les trois comédiens portent le texte dans le corps, possédés. Comme ils ont tous tâté de la danse, le résultat est fluide et incarné.

Chaîne Culturelle de RADIO-Canada
Émission AUX ARTS ETCETERA 25.09.2002, par André Ducharme
André Ducharme – J’avais beaucoup aimé en 1996, Dialogue avec un brillant partenaire, des textes de Jean Tardieu, qui m’avaient permis d’ailleurs de découvrir le jeu de Denis Lavalou, et en l’an 2000, le Théâtre Complice a produit deux courtes pièces de Marie-Line Laplante, L’Homme Assis et Comme des chaises, où ça m’a permis de retrouver encore une fois Denis Lavalou et d’être renversé totalement par la présence extraordinaire de Marie-Josée Gauthier (…)

Dans ces deux inédits de Duras, l’interprétation est magnifique. Les comédiens sont épatants. D’abord, ils nous font entendre sous chaque mot la musique, la fameuse petite musique de Marguerite Duras, on l’entend sous chaque mot. Je vais encore parler de Marie-Josée Gauthier, elle est hallucinante dans Le Shaga dans une toute petite scène où elle raconte à une vitesse folle l’étranglement par une arête de rouget dans le gosier d’un homme, c’est vraiment à se rouler par terre. […] Il faut se laisser porter par le climat, par la musique, par le rythme aussi de ces deux pièces, mises en scène de façon assez efficace par Denis Lavalou qui passe du mouvement à l’immobilisme, suivant par cela les rythmes de la langue de Duras.
Johanne Despins – Décidément, on va suivre le travail du Théâtre Complice, avec toute cette évolution aussi qui semble être évidente de production en production.
André Ducharme  – Ils nous font découvrir des auteurs qu’on n’entend pas beaucoup à Montréal.

Commentaire de JACQUES ROSSI, metteur en scène
Il y a, de l’écriture textuelle à l’écriture scénique, plein de correspondances qui se répondent sans jamais tomber dans l’illustration. Cette mise en scène légère (au sens où elle ne cherche ni à appuyer ni à dramatiser à outrance), souple et fine montre à l’évidence que son auteur sait circonscrire une œuvre et tenir une ligne directrice sans s’enfermer dans une direction trop rigide. Car ça respire sur le plateau, ça vit, au sens organique du terme.

Commentaire de ROLAND LAROCHE, comédien et metteur en scène
Une excellente distribution. Une direction d’acteur qui exige des comédiens une totale cohérence dans le comportement comme dans l’énoncé de ce texte qui aurait pu nous perdre. La vérité toujours présente chez chacun. La poésie que chacun véhicule, cette qualité d’étonnement sans cesse renouvelé, tout dans l’interprétation contribue à soutenir notre intérêt tout comme à vouloir connaître où tout ça va nous mener.

L’Homme Assis & Comme des Chaises +

LA PRESSE, par Marie-Christine Blais
Comme des chaises, une pièces délicieusement absurde avec juste ce qu’il faut de grinçant… Imaginez un vieux Pierrot et une Colombine défraîchie sur l’acide, défendus avec brio par Dominic La Vallée et surtout Marie-Josée Gauthier en Tuppe verbo-motrice délirante. [… ] Je le répète, la prestation de Marie-Josée Gauthier dans le rôle de Tuppe est remarquable.

LE DEVOIR, par Solange Lévesque
Denis Lavalou et Marie-Josée Gauthier offrent de solides performances. Denis Lavalou possède la présence, l’expérience et l’autorité nécessaires pour camper ce chef de bande. Marie-Josée est excellente dans le rôle de Tuppe ; vive, ingénue, sans âge, elle donne son relief au texte.

Chaîne Culturelle de RADIO-Canada, par André Ducharme
Ce sont deux pièces qui donnent une vision de la condition humaine en évitant toute lecture psychologique. […] Denis Lavalou fait une performance incroyable dans le rôle de Môle qui est assis sur sa chaise comme Job est assis sur son tas de fumier. […] Marie-Josée Gauthier et Denis Lavalou sont les codirecteurs d’une compagnie qui produit le spectacle, qui s’appelle Théâtre Complice et qui s’attaque toujours à de beaux textes comme Marguerite Duras ou Jean Tardieu, à peu près jamais montés. […] Alors moi, je recommande. Même si la tragédie est une petit peu longue, la comédie va vous étamper un sourire dans le visage.

Dialogue avec un brillant partenaire +

Diffusion
Centre de créativité du Gesù, salle intime, dans le cadre de l’événement intitulé :
Les Complices du lundi : représentations chaque lundi en février et mars 1996

Extrait de presse

Chaîne Culturelle de RADIO-Canada, par André Ducharme
J’ai été complètement soufflé et captivé par un comédien que je ne connaissais pas, Denis Lavalou. Il a une tête incroyable. Il a la boule à zéro, il a des yeux aimants dans le sens qui aimantent, il a une présence incroyable, un corps élastique, une souplesse, une diction… Je pense que Jean Tardieu aurait beaucoup aimé… C’est vraiment la découverte de ce comédien qui m’a fait particulièrement apprécier ce spectacle.