Agonia Confutans

Juan Benet
Traduction Claude Murcia,
Les Éditions de Minuit, 1995

Figure tout à fait à part des lettres espagnoles, Juan Benet, décédé en 1993, a mené sa vie durant une double carrière d’ingénieur des travaux publics et d’homme de lettres qui lui fait à la fois construire des ouvrages d’art (ponts et barrages) et tracer des voies nouvelles dans la narration romanesque. Dans Agonia Confutans, un de ses rares textes dramatiques à placer résolument du côté du théâtre de l’Absurde, deux hommes – frères, jumeaux, amis, amants, maître et valet, ou les deux visages d’une même personne, impossible de trancher –  après avoir tout essayé pour se comprendre et être heureux, décident d’intervertir leurs rôles pour tenter d’améliorer les choses – et ça ne change rien « ce n’est ni mieux ni pire». Cette partition vertigineuse pour deux hommes qui se questionnent sur l’essence du bonheur et de leur humanité est un des textes les plus stimulants que nous ayons découverts ces dernières années.

Sur la table, de nombreux projets de création. Des textes qui nous interpellent, des auteurs à faire découvrir ou redécouvrir, des personnages captivants d’humanité blessée. Réagissez à ces propositions !