Archive for the ‘Spectacles’ Category

UN SI GENTIL GARÇON +

Mise en scène Denis Lavalou & Cédric Dorier

avec les interprètes
Jean-François Blanchard (Qc, Canada)
Cédric Dorier (Suisse)
Manon De Pauw (Qc, Canada)
Joëlle Fontannaz (Suisse)
Hubert Proulx (Qc, Canada)
Inès Talbi (Qc, Canada)

et les musiciens
Au Canada
Jérémi Roy, claviers
Daniel Baillargeon, guitares
William Côté, batterie

En Suisse
Jérémi Roy, claviers
Alain Mudry, guitares
Cyril Régamay, batterie

Équipe de création
Texte et scénographie : Denis Lavalou
Assistance à la mise en scène et régie générale : Camille Robillard
Conseillère à la dramaturgie et au mouvement : Marie-Josée Gauthier
Images : Manon De Pauw
Lumières : Stéphane Ménigot
Compositeur musique : Jérémi Roy
Costumes, assistance à la scéno : Marianne Thériault
Design sonore : Julien Éclancher
Régie son (Montréal) : François Thibault
Maquillages coiffures : Katerine Zingg

Équipe de soutien
Direction de prod., développement de public Canada : Kévin Bergeron
Direction de prod. Suisse : Cristina Martinoni

UN BUEN CHICO (Un si gentil garçon) de Javier Gutiérrez est paru en 2012 en Espagne aux éditions Mondadori et a été traduit en français par Isabelle Gugnon pour les éditions AUTREMENT en 2013.

BENVENUTA : UNE PASSION SELON RILKE +

Le 26 janvier 1914, par l’intermédiaire de son éditeur, Rilke, qui habite alors Paris et sort d’une crise profonde, reçoit la lettre d’une inconnue. Elle est viennoise, pianiste et s’appelle Magda von Hattingberg. Commence alors une correspondance intime et passionnée avec celle qu’il rebaptise Benvenuta…

Henry David Thoreau, notre contemporain +

Prolongeant la saison Henry David Thoreau du Théâtre Complice (2012-2013) Denis Lavalou et ses complices proposent des rencontres lectures autour de différents textes essentiels de l’auteur américain du XIXe siècle.

Un exemple de soirée, associant trois aspects de la pensée du philosophe transcendantaliste : l’activiste politique, le penseur humaniste et l’amoureux de la nature :

Le texte emblématique La désobéissance civile, où l’auteur évoque les moyens pacifistes de résistance à un gouvernement jugé indigne de son pays; les idées de Thoreau à propos du rapport entre le travail et le citoyen avec des extraits de la conférence La vie sans principe où il est déjà question du concept très contemporain de «simplicité volontaire», et le Thoreau amant de la nature avec Printemps, le chapitre 17 de son livre le plus célèbre, Walden ou la vie dans les bois, paru en 1854.

 

Informez-vous ! Toutes les combinaisons sont possibles.

Le Souffleur de verre +

Michelle Chanonat, revue JEU déc. 2014

Le Souffleur de verre figure parmi les cinq meilleurs spectacles de l’année 2014 du palmarès critique de la revue JEU.

Marie Labrecque – Le Devoir – 23 janvier 2014

Saluons le travail accompli par Denis Lavalou sur la langue. Il a forgé un langage plutôt tronqué, réitératif, qui paraît se déglinguer vers la fin, alors que les personnages semblent incapables de phrases complètes. Une partition difficile, bien maîtrisée par la distribution. Patiemment, l’auteur a construit un univers cohérent qui trouve une incarnation réussie dans sa scénographie (plus que jamais, l’Espace Libre prend des allures de bunker), dans les costumes et l’environnement sonore.

Thomas Simonneau – Le Délit, journal francophone de l’Université McGill – 21 janvier 2014

La fluidité des répliques et la consonance des émotions des protagonistes dépeignent un organisme malade, un système social dépérissant et courant à sa propre perte. Sur le plan artistique, Denis Lavalou fait preuve d’un grand savoir-faire à plusieurs niveaux. La mise en scène est simple mais efficace. Les costumes et la musique plongent la salle dans une atmosphère totalement lugubre, laissant un public d’autant plus perplexe lorsqu’un silence glacial, terrifiant, se fait à la fin de la pièce. […] Sans être une oeuvre à portée strictement politique, Le Souffleur de verre mène tout de même à l’interrogation personnelle et collective. Loin d’être moralisatrice, elle nous confronte, nous, citoyens, aux enjeux sociaux de notre temps.

Lucie Renaud – Blog Le clavier bien tempéré – 18 janvier 2014

[…] il s’agit bien ici d’une partition, patiemment assemblée par Denis Lavalou, chaque personnage se voyant confier un motif, une articulation, une intention. Un soliste (soulignons ici les très belles performances de Jean-François Blanchard en Homme-Colère, Henri Chassé en père et Bernard Meney, qui s’est joint à la production, lors du décès malheureux de Denis Gravereaux il y a un mois, en patron) s’extrait parfois de la masse, s’enflamme pendant quelques pages, comme s’il chantait une aria. À d’autres moments, les douze voix s’élèvent, timbres complémentaires, certaines martellato, d’autres parlando. Le propos devient secondaire, on se laisse plutôt porter par les couleurs, comme si le grain d’une voix devenait ultime parcelle d’humanité. Chacun improvise à partir des notes qui lui ont été données, cellules de musique aléatoire qui se juxtaposent à l’habillage sonore suffocant d’Éric Forget, que l’on perçoit d’abord distinctement et qui finit par envahir la moindre interstice de notre inconscient.[…] Le texte a été fragmenté au scalpel, histoire de transmettre la perte de sens, la désintégration du langage. […] La pièce de Lavalou ne relève pas de la poétique, mais bien de la polémique, comme la pratiquait aussi Henry David Thoreau, son ami fidèle depuis l’adolescence.

Marie-Andrée Parent – lesdeliresdemarie.blogspot.com – 21 janvier 2014

Encore quelques jours pour voir une production fascinante, une pièce atypique et par le fait même, magnifique! Une équipe de comédiens incroyables nous livrent une partition sans faute dans une langue qui se déconstruit constamment pour ces personnages de fin du monde.

Francine Grimaldi – ICI Radio-Canada – 18 janvier 2014

Il y a encore du bon théâtre que du bon théâtre toute la semaine. J’ai vu le souffleur de verre à Espace Libre, un texte de Denis Lavalou difficile à livrer parce qu’il est hachuré, démultiplié, écrit comme une partition musicale pour 13 voix. […] La mise en scène par leur auteur Denis Lavalou est vraiment très réussie, c’est vraiment triste à voir mais bien joué.

Aurélie Olivier – Revue JEU – 20 janvier 2014

Avec un indéniable talent d’écriture (malgré certaines longueurs), Denis Lavalou nous dépeint un monde caractérisé par la peur de l’étranger, l’absence de valeurs humanistes, les radotages infinis sur les sujets les plus triviaux, l’ignorance volontaire des questions essentielles… Un monde qui n’est pas beau à voir mais qui finalement ressemble beaucoup au nôtre. On reste habité longtemps par l’atmosphère de fin du monde qui se dégage de la scénographie  de l’accoutrement crasseux des personnages, de leurs regard fixes et de leurs visages sans joie – l’unique moment de rire de la pièce prend d’autant plus de relief.

David Lefèbvre – Montheatre.com

Partition est le mot juste : l’intérêt premier de ce Souffleur de verre  se trouve dans la musicalité du jeu de chaque acteur, articulant avec soin et posant la voix pour imposer une sonorité bien précise ; la compréhension du récit passe ainsi davantage par le son que par la signification littéraire de ce son. [..] À mi-chemin entre les univers de Beckett et de Ionesco, Le souffleur de verre se veut parfois drôle, parfois absurde, mais souvent fascinant. Les échanges sont vifs, souvent composés d’un seul mot ; la parole est tout aussi vivante que morte. Les longs silences prennent leur juste place ; on peut alors entendre un grondement perpétuel de fin du monde, accompagné du mauvais fonctionnement des lampes éclairant l’endroit, qui s’allument et s’éteignent. Les comédiens, d’une concentration exceptionnelle, manient tous et toutes la langue hachurée, violente, banale, philosophique ou poétique de Lavalou avec une dextérité et une virtuosité remarquable.

Le Souffleur de verre +

Marie Labrecque – Le Devoir – 23 janvier 2014

Saluons le travail accompli par Denis Lavalou sur la langue. Il a forgé un langage plutôt tronqué, réitératif, qui paraît se déglinguer vers la fin, alors que les personnages semblent incapables de phrases complètes. Une partition difficile, bien maîtrisée par la distribution. Patiemment, l’auteur a construit un univers cohérent qui trouve une incarnation réussie dans sa scénographie (plus que jamais, l’Espace Libre prend des allures de bunker), dans les costumes et l’environnement sonore.

Thomas Simonneau – Le Délit, journal francophone de l’Université McGill – 21 janvier 2014

La fluidité des répliques et la consonance des émotions des protagonistes dépeignent un organisme malade, un système social dépérissant et courant à sa propre perte. Sur le plan artistique, Denis Lavalou fait preuve d’un grand savoir-faire à plusieurs niveaux. La mise en scène est simple mais efficace. Les costumes et la musique plongent la salle dans une atmosphère totalement lugubre, laissant un public d’autant plus perplexe lorsqu’un silence glacial, terrifiant, se fait à la fin de la pièce. […] Sans être une oeuvre à portée strictement politique, Le Souffleur de verre mène tout de même à l’interrogation personnelle et collective. Loin d’être moralisatrice, elle nous confronte, nous, citoyens, aux enjeux sociaux de notre temps.

Lucie Renaud – Blog Le clavier bien tempéré – 18 janvier 2014

[…] il s’agit bien ici d’une partition, patiemment assemblée par Denis Lavalou, chaque personnage se voyant confier un motif, une articulation, une intention. Un soliste (soulignons ici les très belles performances de Jean-François Blanchard en Homme-Colère, Henri Chassé en père et Bernard Meney, qui s’est joint à la production, lors du décès malheureux de Denis Gravereaux il y a un mois, en patron) s’extrait parfois de la masse, s’enflamme pendant quelques pages, comme s’il chantait une aria. À d’autres moments, les douze voix s’élèvent, timbres complémentaires, certaines martellato, d’autres parlando. Le propos devient secondaire, on se laisse plutôt porter par les couleurs, comme si le grain d’une voix devenait ultime parcelle d’humanité. Chacun improvise à partir des notes qui lui ont été données, cellules de musique aléatoire qui se juxtaposent à l’habillage sonore suffocant d’Éric Forget, que l’on perçoit d’abord distinctement et qui finit par envahir la moindre interstice de notre inconscient.[…] Le texte a été fragmenté au scalpel, histoire de transmettre la perte de sens, la désintégration du langage. […] La pièce de Lavalou ne relève pas de la poétique, mais bien de la polémique, comme la pratiquait aussi Henry David Thoreau, son ami fidèle depuis l’adolescence.

Marie-Andrée Parent – lesdeliresdemarie.blogspot.com – 21 janvier 2014

Encore quelques jours pour voir une production fascinante, une pièce atypique et par le fait même, magnifique! Une équipe de comédiens incroyables nous livrent une partition sans faute dans une langue qui se déconstruit constamment pour ces personnages de fin du monde.

Francine Grimaldi – ICI Radio-Canada – 18 janvier 2014

Il y a encore du bon théâtre que du bon théâtre toute la semaine. J’ai vu le souffleur de verre à Espace Libre, un texte de Denis Lavalou difficile à livrer parce qu’il est hachuré, démultiplié, écrit comme une partition musicale pour 13 voix. […] La mise en scène par leur auteur Denis Lavalou est vraiment très réussie, c’est vraiment triste à voir mais bien joué.

Aurélie Olivier – Revue JEU – 20 janvier 2014

Avec un indéniable talent d’écriture (malgré certaines longueurs), Denis Lavalou nous dépeint un monde caractérisé par la peur de l’étranger, l’absence de valeurs humanistes, les radotages infinis sur les sujets les plus triviaux, l’ignorance volontaire des questions essentielles… Un monde qui n’est pas beau à voir mais qui finalement ressemble beaucoup au nôtre. On reste habité longtemps par l’atmosphère de fin du monde qui se dégage de la scénographie  de l’accoutrement crasseux des personnages, de leurs regard fixes et de leurs visages sans joie – l’unique moment de rire de la pièce prend d’autant plus de relief.

David Lefèbvre – Montheatre.com

Partition est le mot juste : l’intérêt premier de ce Souffleur de verre  se trouve dans la musicalité du jeu de chaque acteur, articulant avec soin et posant la voix pour imposer une sonorité bien précise ; la compréhension du récit passe ainsi davantage par le son que par la signification littéraire de ce son. [..] À mi-chemin entre les univers de Beckett et de Ionesco, Le souffleur de verre se veut parfois drôle, parfois absurde, mais souvent fascinant. Les échanges sont vifs, souvent composés d’un seul mot ; la parole est tout aussi vivante que morte. Les longs silences prennent leur juste place ; on peut alors entendre un grondement perpétuel de fin du monde, accompagné du mauvais fonctionnement des lampes éclairant l’endroit, qui s’allument et s’éteignent. Les comédiens, d’une concentration exceptionnelle, manient tous et toutes la langue hachurée, violente, banale, philosophique ou poétique de Lavalou avec une dextérité et une virtuosité remarquable.

EMILY L. une soirée avec Marguerite Duras +

Deux inconditionnels éclairés livrent une lecture de EMILY L. Éditions de Minuit – 1987 Roman auto-fictif de la fin de sa vie, Émily L. est aussi un livre sur la fabrication des livres selon Marguerite Duras. L’auteure, sans se nommer, s’y met en scène avec son amant, Yann Andréa, dans un bar de la côte normande qu’ils aiment à fréquenter l’été. C’est alors l’occasion de faire le point sur leur étrange amour dont lui dit qu’il n’a jamais été quand elle tente de lui prouver le contraire. Un couple d’anglais échoués au bar interpelle leur regard et, par un effet miroir et la magie de la construction romanesque, ils vont transcender leur propre histoire à travers le prisme de celle de ce couple d’anglais, voyageurs au long cours vivant un amour exténué, qu’ils inventent à mesure. C’est ainsi que se tisse le roman que l’auteure dit écrire et que s’inscrit sa propre vie dans l’histoire qu’ils se racontent.

avec Françoise Faucher et Denis Lavalou

 

 

Les hivers de grâce de Henry David Thoreau +

LE DEVOIR – Alexandre Cadieux – 6 mars 2013

Quel bel objet ! Ouvragé et raffiné, avec la pointe de robustesse nécessaire pour faire miroiter toutes les facettes de son sujet. Denis Lavalou s’est livré à un travail d’orfèvre pour mener à bien une proposition théâtrale inspirée des écrits de l’important essayiste et poète américain Henry David Thoreau, auteur de La désobéissance civile ainsi que de Walden ou la vie dans les bois (1854), principale base de ces Hivers de grâce présentés par le Théâtre Complice à l’Usine C.

 

Trois déclinaisons du géant littéraire habitent l’espace scénique, interprétées par trois comédiens dont on joue de la grande ressemblance physique : Lavalou, Marcel Pomerlo (les deux frères de La robe de ma mère de Serge Marois) et Jean-François Blanchard. Entre eux se développe un dialogue qui n’est rien de moins que de la pensée à l’oeuvre, avec ses tâtonnements, ses nuances et ses contradictions.

 

Nos Thoreau abordent tout, de l’amitié à l’héritage de la civilisation grecque en passant par la culture, l’éducation, le travail, le suicide et la mort. On s’étonne de la grande modernité de nombre des observations ici mises en bouche, par exemple sur l’usage et le développement des technologies et, bien sûr, sur la résistance à la tyrannie et à l’hypocrisie ambiantes.

 

Rarement aurai-je vu la technologie évoquer la nature avec une telle grâce. Les images vidéo de Frédéric Saint-Hilaire habillent la scénographie de Cédric Lord pour suggérer la forêt, le lac, la cabane dans une stylisation du meilleur effet. Les personnages s’y nourrissent et s’y baignent, s’y promènent, fendent le bois, s’indignent. Tout devient prétexte à discourir, à tenter d’imaginer en des termes simples une vie meilleure et plus vertueuse.

 

Le tour de force de Denis Lavalou, ici arrangeur textuel, metteur en scène et acteur, reste d’avoir opéré la juste synthèse théâtrale entre contemplation et réflexion. L’expérience demande, convenons-en, une certaine qualité d’écoute, non pas à cause de la complexité du texte – l’écriture de Thoreau étant fort accessible – mais bien parce que les enjeux s’avèrent ici philosophiques et non pas dramatiques. Pour qui ne dispose pas de plusieurs mois pour vivre et réfléchir en solitaire, cette courte halte hors des murs de nos vies à toute vitesse se savoure dans la plénitude.

 

VOIR.CA – Elsa Pépin – 2 mars 2013 

Réfugié dans une nature plus juste et éclairante que la société, Thoreau trouve une superbe incarnation dans Les hivers de grâce, une adaptation théâtrale de ses œuvres signée Denis Lavalou.

Les spectacles créés à partir d’œuvres littéraires ont l’avantage de nous rendre ces paroles vivantes et de nous donner peut-être envie d’aller lire plus en profondeur les auteurs. Maître de cet art, Denis Lavalou réussit cela avec Les hivers de grâce, une création inspirée des écrits et de la vie du philosophe américain Henry David Thoreau. […] le philosophe nous apparaît en trois visages, interprétés par Jean-François Blanchard, Denis Lavalou et Marcel Pomerlo. Solides et nuancés, les trois comédiens conversent entre eux comme trois parties d’une même âme qui se remet en question, doute et poétise, tantôt lucide, tantôt inquiète, valsant de la grâce à l’affliction, appelée à résoudre les grands problèmes de l’humanité dans la solitude des bois. […] Suivant le défilé des saisons au rythme d’une nature joliment suggérée par la superbe scénographie de Cédric Lord, les lumières de Stéphane Ménigot et les projections organiques de Frédéric Saint-Hilaire, ce philosophe revendique les modèles de l’Antiquité, mais interroge aussi ceux de son temps. Bien qu’utopique, diront certains, sa proposition de désobéissance civile qui consiste à arrêter collectivement de payer nos impôts devrait être envisagée aujourd’hui. Entre ses réflexions sur la planète détraquée et sa peur de la course folle à la consommation qui perd l’homme, Thoreau parle décidément à nos contemporains. Ode à la différence et à la résistance, ce collage de textes rend honneur à la beauté des textes de ce militant pacifiste, esprit lumineux et inspirant.

 

LA PRESSE – Luc Boulanger Publié le 01 mars 2013 à 09h20

Denis Lavalou fréquente depuis plus de deux ans l’oeuvre du libre-penseur Henry David Thoreau. Avec raison. Cent cinquante ans après la mort du philosophe de la tuberculose à 44 ans, on constate à quel point ses réflexions sur la société nord-américaine demeurent d’actualité. […] La scénographie de Cédric Lord est magnifique (elle rappelle les images végétales du photographe Roberto Pellegrinuzzi). Les projections réalisées par Frédéric Saint-Hilaire, représentant la nature changeante au fil des saisons, sont aussi très belles.

 

 

INFO CULTURE

http://info-culture.biz/2013/02/28/theatre-a-lusine-c-les-hivers-de-graces/

 

Dans la pièce Les hivers de grâce de Henry David Thoreau, Denis Lavalou nous propose de pénétrer dans la tête du philosophe. C’est dans la petite salle intime, et comble, dans un efficace décor minimaliste de l’Usine C que le public voit s’incarner trois facettes de la personnalité du personnage, chacune d’elles interprétée par un acteur différent dont Lavalou lui-même, personnifiant avec un naturel désarmant un Thoreau émotif, exalté et ouvert au monde qui s’oppose à sa tendance vindicative, contestataire, à son sentiment d’exaspération face à une société qui n’a peu de sens réel, tendance que joue Jean-Pierre Blanchard apportant l’intransigeance nécessaire pour révéler la nature complexe de Thoreau. Entre les deux, assurant l’équilibre, tempérant l’un et l’autre, moteur du dialogue intérieur, se retrouve un Henry compréhensif, humain et réfléchi, joué par Marcel Pomerlo dont on sent tout l’enthousiasme de camper ce rôle difficile. […] On ne peut que saluer les performances soutenues et touchantes des acteurs. Secondés par des effets techniques visuels et sonores réussis, les acteurs ont la tâche de personnifier non pas Thoreau lui-même mais son esprit, son dialogue intérieur. Gestes synchronisés, costumes semblables, les trois voix intérieures monologuent, réfléchissent, se rebellent, s’émeuvent et s’indignent via les textes de Thoreau.[…] Pièce intense, d’une densité peut-être difficile à soutenir jusqu’à la fin pour certains, on ne se lasse pourtant pas d’entendre les mots de Thoreau qui sonnent si juste encore, même 150 ans plus tard. Cet hommage de Denis Lavalou à l’homme qu’il admire n’a pas subi d’édulcoration pour la rendre tout public ce qui lui donne une qualité hors-norme que lui reconnaîtra le public à qui il s’adresse. Il faut aimer les mots et leur sens, il faut qu’il se mette à leur écoute et le spectateur sentira leur profond écho en lui.

 

Planète Québec – Jocelyne Tourangeau

Ce n’est pas une mince tâche que d’être trois à représenter le même personnage mais Denis Lavalou, Jean-François Blanchard et Marcel Pomerlo sont à la hauteur du défi, mettant leur talent au service des textes, Chacun brillant à son tour. Les textes sont si bien rendus qu’on a tout simplement envie de se pencher davantage sur les écrits de Thoreau à la fin de la représentation. C’est une mise en scène inspirée que nous présente Denis Lavalou pour donner vie aux réflexions de Thoreau.

 

Les brèves de trottoir – Le doux Thoreau – FÉV 28, 2013 

La pièce retranscrit les idées et pensée du philosophe par une mise en scène fluide et l’interprétation audacieuse de 3 comédiens pour jouer le même homme. […] Denis Lavalou, représente un Thoreau émotif, sensible à ses propres exaltations alors que la facette jouée par Jean-Pierre Blanchard, est fougueuse et impulsive et celle de Marcel Pomerlo, compréhensive. Ces 3 personnalités révèlent ainsi la complexité du philosophe et l’importance de ses visions.

 

 

Paroles de spectateurs

 

René Cormier, Directeur artistique festival Zones théâtrales 

Cher Denis,

Je tiens à vous remercier sincèrement pour le magnifique spectacle et je m’excuse de ne pas avoir communiqué avec vous plus tôt pour vous transmettre mes remerciements. Avant la représentation, j’étais curieux de voir comment votre texte allait s’incarner sur scène, or ce questionnement a très vite disparu car j’ai été capté dès le début par la force de votre interprétation et la poésie qui se dégageait de la proposition scénographique. Je vous remercie encore une fois de m’avoir invité et il me fera plaisir de suivre votre démarche artistique très inspirante.

 

Josée – 28 février 22:38

Bonsoir Denis,

Je rentre tout juste de tes Hivers de grâce. Merci pour ce travail d’orfèvre, pour nous livrer si bien cette parole nécessaire et combien pertinente encore. Un moment précieux de ma saison. Je vous souhaite une salle pleine, tous les soirs. Josée

Le Souffleur de verre +

Le souffleur de verre +

Texte et mise en scène                              Denis Lavalou
Assistance à la mise en scène et régie     Audrey Lamontagne

Avec par ordre alphabétique

l’Homme Colère                 Jean-François Blanchard
La Savante                         Léa-Marie Cantin
le Père                                Henri Chassé
le Fils                                 Olivier Courtois
la Sourde                           Jasmine Dubé
la Voisine                            Carmen Ferlan
la Commère                       Marie-Josée Gauthier
le Patron                            Bernard Meney
Jeanne                               Nicole-Sylvie Lagarde
Le Voisin                            Claude Lemieux
le Chauffeur                       Vincent Magnat
la Fille                               Janie Pelletier
l’Étranger                           Marcel Pomerlo

Scénographie                        Denis Lavalou
avec la collaboration de Francis Laporte
Soutien dramaturgique          Marie-Josée Gauthier
Costumes                              Marianne Thériault
Lumières                               Stéphane Ménigot
Environnement sonore          Éric Forget
Maquillages, coiffures           Angelo Barsetti
Assistante au mouvement    Nicole-Sylvie Lagarde

Direction technique                Francis Laporte
Relations de presse               Monique Bérubé
Graphisme communications  Baillat Cardell & Fils

Production Théâtre Complice en codiffusion avec Espace Libre

Le Souffleur de verre +